mardi 31 mars 2009

L'Endormie

Drôlesse a pris le large,
Sans l'ombre d'un SOS
A brisé ses amarres.

Son corps,
Schismatique port,
Abandonné.

Aspirée par un prisme,
Miroir de son égocentrisme.

Dans une immensité,
Ma Narcisse a sombré.

Odieuse petite salope,
Sur le bord de la route,
Ainsi tu me déboutes ?

Aveuglante liberté,
Que cette perpétuité.

Garce.
Je te vomis.
T'as refusé d'entendre,
Que l'on pouvait t'aimer.
La Mort t'a épousé.

Ma fragile endormie,
Sur le bord de ton lit,
Je te contemple.
Moi la sauvage infante,
Qui voulais pas grandir,
De peur d'être détruite.

Comme tu parais jolie,
Tes yeux si grands ouverts,
Tes joues ainsi perlées
De ton sillon de larmes.

Délice iris,
Où ton esprit s'enlise,
Reflets de tous tes vices,
Et parfois tes sévices.

Infidèle tu es belle,
Comme enfin apaisée.
Dans ces prunelles Cannelle,
Mon D.ieu enfin sereine.

Ton bras ballant me glace,
Ta bouche est entrouverte
Pour un dernier sourire,
Ou peut être un baiser,
Qu'il n'a jamais donné.

Des sentiments t'as joué,
Pour une brûlure d'amour,
Une toute petite bêtise,
Juste de trop l'aimer,
Ton coeur t'as arrêté.

Ange,
Ici le Paradis ?
Garce bienvenu en enfer...

Elle s'appelait Cassandre,
C'était plus qu'une amie,
Parcelle de ma vie.

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