mercredi 24 septembre 2008

Bout de souffle

Antinomie.

Combler le vide.
Ne plus se sustenter.

De vous deux qui remportera le combat ?
Ta déraison mentale ou ton écorce en fringale ?
Duel. Carnage.

Amorce d'un non retour.

Exit tes tâches de rousseur.
S'échappant de tes joues diaphanes.
Enfonçure de tes pensées dans vide plus chaotique.

Jusqu'où peux tu aller ?
Inconsciente poupée.

Tes yeux cernés bleuet.
Tes lèvres sont exsangues.

Tes veines sont agressives,
Sous cette peau cannelle.

Tes joues s'enflamment,
Ton souffle court.

Maman, regarde moi, s'il te plaît, juste une fois.
Intègre sa douleur.
Adoucit la un peu.
Je sais tout cet amas, ce corps, il lui faudra gommer.
Etre une belle petite fille.
Toute prête à consommer.
Et enfin regardée.

Famélique !
Les hommes vont-ils plus ou enfin l'aimer ?

Laisse-moi quelques semaines.
C'est un beau tas d'os que tu pourras bercer,
Avant de le brûler.
Et j'ose, trop tard, aimer.

Pour quelques grammes ou un baiser,
Une gamine s'affame.
Son coeur quémande, sa tête tourne.
Son corps s'affole.

Reflet d'une "no limit".
Euphorie d'un état.
Illusion. Destruction.

Ton monde semble assourdi, Ton corps si vacillant.
Entre deux éclats de rire, je sens qu'il se fissure.

Peut être un peu shootée par ce total contrôle.
Tu te sens apaisée.
Evanescente.
Enfant.
Libérée.

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