mardi 14 juillet 2009

La peur des mots

Pudique feuillet, éthéré.
Sans contrition,
Tu repousses ma brûlure.

Cette douleur mienne ou Vôtre ?

Gavez-vous de mes crimes,
Succubes, ambiguïtés,
Jusqu'à l'ultime nausée.

Sarcasme,
Fracasse.

Esquisse d'un sourire,
D'une larme
Gommer son coeur meurtri

Auto-dérision
Pour une déraison
Boomerang d'une illusion.

Absorbez bien mes maux,
Laissez couler sépia,
Qui enfante des mots.

Doucement m'oubliez.

Une sale petite gamine
En femme s'est essayée,
En catin a sombré.

Funambule écriture
Tellement plus confortable,
Que gorge en trémolo
Par une voix étouffée

Résonance ricochet.

Hurler, Mourir
En silence
Sinon quelle indécence

Egrène les souvenirs.
Défonce pour oubli.

Je sais chaque jour passé
Fut comme un jet d'aiguilles
Sans odeur ou pensée.

Rêve d'une salive Cachou
Et tu tombes à genoux
Implorant une Madone.

Ton air est sous acide
Déjà en manque de Lui
Tes joues trempées salées.
Tu peines à respirer.

Barricades contre oreilles
Deux bras éclatent une tête
Qui peine à écouter
L'aliénant brouhaha
Sans cesse grandissant
D'un suicidaire essaim
De présentes baby doll

Ecrire
T'a forcé à survivre,

Vide
Ma blême petite conne,

Réponds à cet supplique
Des tes fidèles amants
Tes mots,

Ils noircissent tes cahiers
Adoucissent tes peines
Absorbent parfois tes larmes
Toi la plus qu'Amoureuse.

Sans eux tu sombreras

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Melle cannelle,
Des mots tranchants, des mots bouffants, des mots pour fuir des maux. Que te dire, sinon de prendre la vie pour la sentir et en jouir. Rien de ce spectacle est connu, tout est dans l'inconnu. La perception doit te permettre de prendre le temps avec toi, de converser pour vomir le fiel des autres.
Tu sais que l'intelligence, la musique et la volonté avec l'Amour sont d'une redoutable efficacité.
MdesM

Anonyme a dit…

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(phil)